Les gaz à effet de serre

      L'énergie hydraulique n'est pas si propre que ça. En effet, de récentes études montrent que les eaux stagnantes des barrages des pays tropicaux rejettent plus de gaz à effet de serre qu'une centrale de charbon de puissance équivalente. La Commission Mondiale sur les Barrages a ainsi constaté que tous les réservoirs, étudiés à ce jour par les scientifiques, produisent des gaz à effet de serre, avec des émissions très variables selon le lieu et l'historique de la zone.
      Les gaz à effets de serre sont produits à cause du pourrissement de la végétation inondée. Ils sont beaucoup plus importants dans les régions chaudes.
      Lorsque les terrains sont inondés, de grandes quantités de matière organique se retrouvent coincées sous les flots. En zone tropicale, dans l'eau tiède des bassins de retenue, cette matière se décompose en émettant du méthane et du dioxyde de carbone, deux gaz à effet de serre. Le plus préoccupant est le méthane, qui a un impact sur le réchauffement climatique plus de vingt fois supérieur à celui du CO2 sur une période de cent ans.

      Ainsi, les données de l'étude de la Commission Mondiale sur les Barrages sur un barrage hydroélectrique brésilien, montrent que le volume des émissions est aussi important que celui de centrales thermiques de capacités équivalentes. À l'opposé, dans les zones boréales, comme au Canada, les émissions de gaz à effet de serre y sont considérablement plus faibles.
      Par exemple, tous les spécialistes ou presque s'accordent désormais à dire qu'une centrale à combustible fossile aurait émis moins de gaz à effet de serre que le barrage de Balbina.
      De plus, il faut plusieurs années avant que le dioxyde de carbone dépensé lors de la construction soit compensé par l'électricité produite.

 

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